Bibliographie

L'ÉDUCATION, UN MANTRA !

Mon choix de m’inscrire au programme en éducation préscolaire et primaire a été grandement motivé par mes enfants et mon passé. En fait, je viens d’une famille de première génération d’immigration : ma mère est illettrée, mes sœurs également, elles n’ont pas eu la même chance que moi de commencer leur scolarité à la maternelle. Cette situation d’illettrisme familiale a eu pour conséquence que je n’ai eu aucune aide de la part de ma famille tout au long de mon cheminement scolaire. Par ailleurs, c’est ce qui m’a poussé à choisir ce programme : je voulais être outillée pour aider et accompagner mes enfants. Je souhaitais également faire une différence auprès de mes futurs élèves, laisser ma trace et être une personne signifiante pour eux. De plus, sans leurrer personne, l’idée d’avoir deux mois de vacances et les mêmes congés que mes chérubins étaient plus qu’alléchante. Alors, je me suis lancé corps et âme dans une nouvelle aventure dans le monde de l’enseignement. Et quelle aventure !!! Pendant mes quatre années d’études, j’ai eu la chance de côtoyer des professeurs exceptionnels qui m’ont énormément inspirés. Je n’en nommerais pas pour ne pas faire de jaloux. De plus, mes cours ont été des mines d’or d’informations, passant de la gestion de classe aux élèves en difficultés d’apprentissage. Les cours, les conférences, les échanges avec mes professeurs, en y ajoutant le fait d’avoir eu la chance d’effectuer des stages aussi intéressants les uns que les autres, j’en suis venue à saisir l’ampleur de mon futur rôle d’enseignante. Je suis consciente que j’ai le pouvoir de changer des vies, d’exercer une certaine influence (si minime soit-elle) et que je le veuille ou non, je suis un modèle pour mes futurs élèves. C’est une responsabilité que je prends vraiment au sérieux, car je vais travailler avec des êtres humains qui ressentent tout et à ce propos, je me souviens très clairement des paroles de ma professeure en gestion de classe madame Suzanne Martin : « Il ne faut jamais sous-estimer les enfants, ce sont de vrais thermomètres! » En effet, ils le sont et même plus encore, sous-estimer la capacité des enfants, c’est comme voguer à la dérive! Les cours qui m’ont le plus inspirés ce sont ceux que j’ai pu appliquer en pratique. Tel est le cas de mon cours de gestion de classe qui m’a demandé de réfléchir sur les valeurs que je trouve les plus importantes. Les analyses réflexives (à n’en plus finir…) furent elles aussi très pertinentes parce qu’elles m’ont permis de réfléchir sur des questions auxquelles je n’aurais pris le temps de penser. Par exemple : Où suis-je rendue dans mon cheminement? Qu’est-ce que ce stage m’a apporté? En parlant de stage, c’était le moment de mettre en pratique les nombreuses théories apprises durant les cours. Mes stages ont été très révélateurs pour la personne que je suis et pour l’enseignante que je voudrais devenir. J’ai décidé en outre d’effectuer mon troisième stage hors Québec. Après trois années d’université, je ressentais le besoin de sortir de cette coquille et d’aller voir ce qui se passait dans le monde en éducation. J’avais des questions, je voulais avoir des confirmations et la seule solution que j’ai trouvée c’était d’aller voir ailleurs. J'ai décidé d'effectuer mon stage en Thaïlande dans un système français. L’expérience a été des plus enrichissantes, tant pour ma vie personnelle que professionnelle. Ce n’était pas par hasard que j'ai choisi cet endroit : c’est le pays d’origine de ma mère, celui que je n’ai jamais connu. De plus, j’ai découvert mes origines et en même temps le système d’éducation français. En tant qu’étudiante mature et mère de deux enfants, je suis parfaitement consciente de mes forces et faiblesses. Planifier, organiser, motiver, voilà ce qui me caractérise. Par ailleurs, je connais ma et mes valeurs, je sais que je serai une bonne enseignante parce que mon cœur est à la bonne place grâce à mon amour que j’ai pour les enfants. Ma foi en la vie fera en sorte que malgré les embûches, je réussirai à surmonter n’importe quoi !

6 mars 2012

Compétence 13 : S’approprier de la réalité pluriethnique de la société québécoise et de l’école montréalaise, se sentir réellement concerné dans ses actions pédagogiques, développer les compétences de l’éducation interculturelle.

En tant qu’enfant issu de la première génération d’immigration, la réalité pluriethnique est bien présente dans ma vie et il en va de soi que je veux intégrer cet aspect dans mon enseignement. Il est important de le faire, car dans les écoles montréalaises, il y a de nombreuses cultures qui se côtoient et l’incompréhension ou l’intolérance peuvent parfois créer des mésententes. Voici donc ma vision pluraliste de l’éducation, en partant de l’évidence qu’il existe une pluralité d’êtres, il doit par ce fait exister inévitablement une diversité de courants, d’opinions, etc. L’éducation doit représenter cette pluralité, elle ne doit pas être confinée dans un espace restreint de la singularité, car la réalité des écoles d’aujourd’hui n’est pas ce qu’elle était jadis. Nous retrouvons des écoles où plusieurs cultures, qui n’ont évidemment pas ou peu en commun. Dans ce contexte, que devraient alors apprendre les enfants d’aujourd'hui? À cette question, je réponds qu’ils doivent en premier lieu, apprendre à vivre ensemble et à reconnaitre et respecter la différence. Les apprentissages doivent être nécessairement liés aux besoins caractéristiques des élèves, aux contextes et aux diverses situations. Il faut déjà donc apprendre aux élèves de « vivre ensemble » de façon harmonieuse tout en respectant l’unicité de chacun. Chaque individu a le droit d’avoir des croyances, de se retrouver à pratiquer des activités communes, d’écouter la musique qu’il aime et de pratiquer la religion à laquelle il adhère. Je crois en outre qu’il faut éduquer nos élèves à une reconnaissance d’appartenance à l’humanité et non seulement à l’appartenance à une culture. Ce qui est important également c’est faire reconnaitre aux enfants qu’il n’est pas nécessaire de partager les mêmes réponses du moment où qu’ils reconnaissent qu’ils posent les mêmes questions. Par ailleurs, ce que je déplore dans mes quatre années de baccalauréat c’est d’avoir seulement eu un cours obligatoire en pluriethnicité avec la professeure Maryse Potvin. Sincèrement, malgré que le cours soit vraiment intéressant et enrichissant, mais assez bref, nous ne faisions qu’un survol des cultures et des religions, il serait intéressant d’approfondir sur des aspects qui nous captivent le plus. Comme artéfact, je propose une SAÉ qui a été créée dans le cours de pluriethnicité avec mes deux collègues Mélanie Faubert et Marie-Hélène Beauregard, c'est inspirée de l'histoire d'Hanna Frank, survivante de l'Holocauste qui a inspiré le monde avec son courage.
Paroles d'un sage ...

Mes petits trésors!

Ma fille Noa 8 ans

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Mon fils Lucas 10 ans

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Juste parce que ...